La naissance d’une thérapie brève.

La thérapie comportementale commence à voir le jour en 1913, le volet cognitif s’y ajoutera dans un second temps pour donner naissance à la thérapie cognitive et comportementale.
C’est une époque où l’on recherche une méthode concrète pour appréhender les comportements phobiques, les crises d’angoisse et l’anxiété autrement que de manière psychanalytique ou psychiatrique.
C’est dans les années 60 que l’on commence à prendre en considération le volet cognitif.
Les thérapies dites “brèves” comme la Thérapie Cognitive et Comportementale proposent des solutions basées sur l’action, à l’instar de la psychanalyse qui s’effectue notamment par la parole et sur du long terme.
La TCC s’intéressent à nos comportements, nos gestes et nos habitudes.
On examine alors nos pensées (le volet cognitif) en s’intéressant à la manière dont nous pouvons agir pour les faire changer, pour les faire évoluer.
La combinaison de ces deux volets donne alors naissance aux Thérapies Cognitives et Comportementales, les fameuses TCC.
Au coeur de ces méthodologies, les émotions tiennent une place prépondérante. C’est l’ensemble de l’individu dans son environnement que l’on observe .
Etant donné qu’elles sont munies d’un protocole thérapeutique reproductible, les TCC sont en capacité, et ce depuis de nombreuses années, d’être abondamment testées cliniquement.
Elles sont dès lors les plus reconnues par le monde médicale et scientifique.
Quelles sont les principes de bases des TCC ?
Dans un premier temps, la TCC part d’un principe béhavioriste (ou comportementale).
C’est à dire qu’elle stipule que le comportement d’une personne est conditionné soit par une réponse réflexe, soit par une réponse acquise (par apprentissage) en lien avec son environnement.
Elle ne prend pas en considération l’inconscient psychanalytique de l’individu pour expliquer un comportement.
Dans un second temps, le volet cognitif tente de comprendre les processus de pensée qui maintiennent en place certain comportements.
Si l’on parle de l’historique des TCC, on ne pourrait omettre de mentionner les trois vagues de pensées qui ont jalonnées la recherche sur le comportement humain.
La première vague, à la fin du XIXème siècle est portée par le courant béhavioriste de Pavlov qui introduit le principe de conditionnement classique et celui de Skinner qui propose le conditionnement opérant.
Dans les années 50, Watson et Rayner, quant à eux, vous produire les premières expériences clinique de conditionnement, dont l’étique et la morale laisse fortement à désirer. Il tenteront de comprendre comment nait une phobie avec pauvre bébé nommé Albert.
La Thérapie Cognitivo-Comportementale à heureusement bien évoluer depuis et interprète aujourd’hui de manière plus large ces principes.
Nous parlons alors de la deuxième vague avec le courant cognitiviste de Bandura, Ellis et Beck à partir des années 70.
Les paradigmes béhavioriste et cognitiviste s’entrechoquent dans les années 90.
Alors que le mouvement cognitiviste part du principe qu’en faisant évoluer un processus de pensée on va influer sur le comportement, le mouvement béhavioriste prône le contraire.
Pour lui, se serait en modifiant un comportement que l’on change le processus de la pensée.
C’est à partir de ce constat que, finalement, les deux écoles vont se réunir pour donner naissance à la Thérapie Cognitive et Comportementale.
Les deux principes sont en effet complémentaires.
La troisième vague prend enfin compte de l’émotionnel, l’on parle dorénavant de TCCE
Comment fonctionnent les Thérapies Cognitives et Comportementales ?

Lors des premières séances vous allez discuter de votre problématique et un programme thérapeutique sera élaboré avec le praticien selon vos demandes et vos besoins.
Les objectifs qui auront été prédéfinis seront atteignables et vous irez de plus en plus loin à chaque séance (si vous vous l’autorisez) pour enfin arriver à l’objectif final escompté. Vous serez de plus en plus fière de vous et de votre réussite.
Les TCC partent du principe que les évènements, les pensées, les émotions et les comportements sont interconnectés.
Vous observerez la manière dont vous interprétez le monde qui vous entoure. Vous explorerez vos croyances ainsi que les évènements marquant de votre vie. Le thérapeute vous donnera des exercices concrets entre deux séances.
Ceux-ci pourront être des méthodes de relaxations, de mise en conscience, d’expositions progressives, d’édition d’un journal de bord relatant des comportements, le scoring de vos émotions et des pensées relatives à des évènements.
L’important étant d’avoir des outils en mains pour dépasser votre souffrances en ayant conscience que vos croyances peuvent être amenées à évoluer.
La TCC ça sert à quoi ?
D’abord, il faut savoir que les TCC visent à sortir des cercles vicieux dans lesquels nous sommes installé et qui occasionne de la souffrance et/ou des comportements inadaptés.
Quand il nous arrive quelques chose de difficile dans notre vie, nos émotions en sont perturbées.
Notre corps et notre cerveau apprennent de ces évènements. Il arrive que des ruminations adviennent et se transforme en pensées catastrophes.
Ces pensées obsédantes conditionnent notre vie et néglige notre liberté .
Parfois, certaines de ses pensées deviennent des règles que l’on s’imposent pour nous protéger.
Elles génèrent une impression de sécurité.
Cependant, il peut arriver que ces injonctions causent des problèmes ou des sentiments désagréables ou envahissants.


Quel est le but de la Thérapie Cognitivo-Comportementale ?

Avant tout, le but est de prendre du recul sur ce que l’on vit, agir progressivement sur les biais pensées pour faire évoluer les croyances et construire ou reconstruire des comportements adaptés à une situation donnée.
Pour cela l’on passe par plusieurs étapes :
- D’abord, analyser les facteurs qui causent la souffrance
- Puis, repérer les biais de pensées, les croyances et les comportement problématiques
- Et enfin, s’exposer pas à pas à sa difficulté pour observer ses comportements
La Thérapie Cognitive et Comprotementale c’est pour qui?

Les thérapies cognitivo-comportementale sont particulièrement adaptée pour les personnes qui veulent travailler sur :
- La gestion des émotions
- Les crises d’angoisses
- Le stress et l’anxiété
- L’insomnie
- La timidité et le manque de confiance et d’affirmation soi
- Les phobies
- Les obsessions
- Les Troubles du Comportement Alimentaire (TCA)
- La dépression
- Les TOC
- Les addictions
Conclusion
Pour conclure, la Thérapie Cognitive et Comportementale peut s’avérer très efficace si elle devient une priorité pour vous. En effet, elle demande beaucoup d’investissement.
Prenez votre temps, ne vous focalisez sur d’éventuelles rechutes, elles font parti du processus.
Un objectif clair et atteignable sera déterminer avec le thérapeute.
Ainsi, la TCC peut se venter d’avoir un très haut potentielle de réussite.
Cependant, cela ne convient pas à tout le monde. Si c’est le cas pour vous, il sera alors intéressant de se diriger vers un autre style de psychothérapie.
Saviez vous qu’il existerait plus de 400 types de thérapies dans le monde ? Pour en comprendre quelques unes, vous pouvez vous rendre ici https://sarayoumni-psy.fr/therapies-en-ligne/
En outre, sachez qu’il est possible de faire une psychothérapie analytique tout en continuant à faire la TCC.
L’on dit parfois que, selon les individus, la TCC règlera un symptôme et non la source de la souffrance.
Vous me direz que ça coute très chère de faire les deux mais il y a des solutions à tous.
Les thérapeutes aménagent souvent leurs tarifs dans leur pratique en fonction des possibilités du patient.
Et pour récapituler :



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